Mini DIN - S-Video
La connectique mini-DIN s-video
La connectique Mini DIN joue un rôle de premier plan dans la pratique de la vidéo et plus particulièrement pour transmettre un signal s-video. Mais de quoi s'agit-il?
La s-video
Le standard S Video (appelé ainsi par référence aux initiales de Super Vidéo), que l'on appelle aussi Y/C, consiste à transmettre le signal avec des câbles différents pour la luminosité (la luminance) et la couleur (ou chrominance). La qualité est dès lors bien meilleure puisqu'il est possible d'envoyer en même temps et en une seule fois les 576 lignes que comporte l'image.
Habituellement, on emploie pour ce type de signal un connecteur mini-DIN à 4 broches, à savoir deux dédiées à la transmission des informations de luminance et deux pour les informations de chrominance. Cela dit, les prises péritel de dernière génération - et donc aux performances améliorées - permettent elles aussi de transmettre un signal s-video. Cependant, la connectique péritel n'était initialement pas destinée à véhiculer la s video, de sorte que tous les appareils disposant d'une prise péritel ne permettent pas le traitement de ce type de signal. La connectique mini-DIN reste donc à privilégier.
Le procédé est utilisé pour l'analogique, certaines normes télévision actuellement abandonnées mais aussi pour le codage des fichiers images numériques, dans les formats JPEG et MPEG. Par ailleurs, le concept désigne à la fois le signal à deux composantes séparées et le connecteur mini-DIN ou Ushiden (voir ci-dessous).
Les connecteurs DIN
Les connecteurs mini-DIN sont des variantes de la connectique DIN. Les connecteurs DIN sont des connecteurs normalisés (DIN pour Deutsches Institut für Normung, l'agence allemande de normalisation) dont il existe de nombreux types. Habituellement, pour le grand public, un connecteur DIN est un connecteur circulaire utilisé pour la transmission de signaux audio. Mais certains connecteurs DIN et parmi eux les mini-DIN sont spécialisés dans les signaux video analogique ou en informatique, pour connecter des périphériques d'ordinateur, comme les claviers ou les souris, que l'on branche sur le port PS/2. On appelle d'ailleurs parfois aussi ce port PS/2 port mini-DIN.
Les connecteurs mini-DIN
Les mini-DIN se distinguent par leur diamètre de 9,5 mm et on les décline en sept modèles, selon leur nombre de broches qui s'échelonne entre 3 et 9. Quelques exemples : le connecteur PS/2 pour clavier et souris, en informatique, utilise une mini-DIN 6 broches ; selon le camescope dont on dispose, et surtout selon sa marque, on utilisera des mini-DIN 4 broches, les plus répandues, mais aussi des 6 et des 8 broches. Les cartes graphiques des ordinateurs, Nvidia GeForce et ATI Radeon sont connectées quant à elles en 9 broches.
Or, la particularité de la connectique DIN est qu'en aucun cas on ne peut brancher un connecteur mini-DIN d'un type de brochage sur une prise disposant d'un motif différent. La flexibilité de la connectique n'est donc pas vraiment au rendez-vous et les branchements peuvent générer plus d'une prise de tête!
Mini-DIN 4 broches
La Mini-DIN 4 broches est cependant de plus en plus couramment utilisée pour la s video au format analogique. On trouve une prise correspondante sur nombre d'ordinateurs et de cartes graphiques, ce qui permet à l'ordinateur de dépasser l'usage informatique traditionnel, mais limité qui est le sien, pour pouvoir se connecter à une télévision. Pour cette raison, la prise recevant la mini-DIN 4 broches est parfois appelée prise TV et l'ordinateur porte la mention TV-out.
Notons pour les puristes que cette mini-DIN 4 broches employée dans la Super video correspond en fait au format Ushiden à 5 conducteurs et 4 broches. Une broche transmet la lumière (Y), une seconde la couleur (C), et le tout est comlplété par deux broches de masse du
cable s-video, l'une pour le signal Y, l'autre pour le signal C.
Le connecteur mini-DIN ou le connecteur Ushiden équipent des modèles de camescope et appareil photo, des caméras et des magnétoscopes d'excellente qualité. On notera cependant que cette connectique ne permettant que de transmettre des images, à la différence des câbles péritel, il faut utiliser un câble audio pour le son, de façon à compléter la connectique.
Pour le transfet d'images à partir d'un appareil photo, on utilise le plus couramment le port usb de l'ordinateur, qui permet une connectique plug and play à la fois conviviale et rapide. La câblage des appareils photos permet par ailleurs le plus souvent un branchement utilisant les prises de type scart. Cependant, il existe dans le commerce des adaptateurs mini-DIN pour appareils photos, ce mode de connexion est donc aussi envisageable.
Rallonge s-video, cable s-video et cordon s-video
Qu'il s'agisse d'installer un home cinéma, d'effectuer la copie de cassettes vhs ou encore de concevoir et de graver des dvd à partir d'un appareil photo ou d'un camescope, la qualité du résultat dépendra de la qualité du matériel utilisé : veillez donc à la qualité du graveur de salon, à vous procurer un bon magnétoscope, des amplis audio et vidéo. On pense d'ailleurs sans trop de peine à ces pré-requis techniques, mais ce qu'on oublie souvent, c'est le rôle prépondérant du câblage. Or c'est très souvent du ou des câbles que proviennent les difficultés rencontrées.
Le mode S-Vidéo exploite, nous l'avons vu, deux circuits séparés qui consistent en deux câbles coaxiaux différents au niveau du matériel de rallonge s-video et de
cordon s-video. Mais on ne dispose pas toujours des connecteurs nécessaires et adaptés ; parfois, des adaptateurs existent dans le commerce, mais ce n'est pas toujours le cas. On peut alors envisager de fabriquer soi-même son propre cordon s-video ou sa rallonge s-video, avec l'avantage qu'on pourra déterminer soi-même la longueur du
cable s-video en fonction de ses besoins.
Parmi les montages possibles, citons : prise S-vidéo vers prise S-vidéo (rallonge) ; prise péritel vers prise S-vidéo ; l'inverse, prise S-vidéo vers prise péritel ; prise S-vidéo vers RCA.
Parmi les conseils techniques que l'on peut donner, il y a principalement celui qui consiste à ne pas faire de fausses économies sur la qualité du câble, qui doit présenter un blindage des brins et un blindage général.